Fonds Mondial de Solidarité
Faire de la solidarité une valeur partagée à tavers la planète

01/02/2003 -- Fraichement auréolé par un succès diplomatique évident, à la faveur de son adoption à l'unanimité des Etats membres de l'Assemblée générale des Nations Unies, en décembre dernier, le projet du Fonds Mondial de Solidarité (FMS), initié par le Président Zine El Abidine Ben Ali, continue de susciter l'intérêt de tous les partenaires potentiels de divers bords.

Après sa consécration à New-York, c'est la deuxième capitale onusienne, Genève, qui a entamé la première étape d'envergure pour la mise en oeuvre du projet tunisien lors d'un forum international organisé, cette semaine, par la Fondation suisse ''Ema-Invest'', considéré comme étant le ''Davos des pays du Sud''.

Placée sous le thème ''La création du Fnds Mondial de Solidarité , une initiative novatrice dans la lutte internationale contre la pauvreté'', cette manifestation a mobilisé un grand nombre de hautes personnalités politiques, diplomatiques et économiques.

"'Au moment où l'on constate que les pays les plus pauvres de la planète le sont encore davantage aujourd'hui et que la situation s'aggrave sur ce plan, malgré toutes les volontés exprimées, la démarche du Président tunisien apporte indiscutablement une pierre àla construction d'un édifice de paix et de solidarité et va tout àfait dans le bon sens'', a déclaré le président de l'exécutif du canton de Genève, M. Claude Gaegi.

''Nous ne pouvons que saluer cette initiative, la soutenir et former des voeux pour qu'elle aboutisse, d'autant qu'elle s'inspire d'une expérience tunisienne qui a abouti à des résultats concrets et permis d'améliorer les conditions de vie de classes particulièrement défavorisées et de les aider à se prendre en charge'', a ajouté M. Haegi qui préside actuellement la Fédération européenne pour le développement des régions (FED).

Le président de la Fondation ''Ema-Invest'', Guy Mettan, qualifie, quant à lui , la démarche tunisienne ''d'innovante'' en ce sens que ''contrairement à beaucoup d'actions menées à l'échelle internationale sous des formes plutôt abstraites'', le FMS permet ''d'entrer dans le concret, comme l'a démontré l'expérience palpable et probante menée en Tunisie''.

Après avoir relevé que ''toute l'assistance (présente au forum de Genève) a découvert avec beaucoup d'intérêt l'initiative tunisienne'', M. Mettan s'est déclaré persuadé que ''l'avenir de ce projet est assuré dans la mesure où les particuliers et le secteur privé y seront associés''.

''C'est un projet merveilleux qui fascine'', renchérit M. Michel Muller. Cet homme d'affaires suisse qui sillonne depuis 30 ans le continent africain, du Maghreb à l'Afrique australe, trouve ''l'initiative tunisienne, merveilleuse, parce que, dit-il, ''j'ai toujours pensé qu'il était indispensable de promouvoir la solidaritépour en faire bénéficier les zones défavorisées, notamment en Afrique''.

''J'éprouve de l'admiration envers la Tunisie pour avoir batailléet eu le courage de persévérer afin de susciter le soutien des Nations Unies'', a confié à l'Agence Tunis Afrique pesse cet investisseur en affirmant sa disposition à y contribuer ''pour peu que les dispositions soient
prises afin que les donations bénéficient aux populations ciblées et non pas à la machine administrative, comme c'est le cas aujourd'hui dans beaucoup d'institutions internationales'', a-t-il dit.

Ce souci est du reste partagé par de nombreuses personnalités. ''Il faut être très attentif et rigoureux'', insiste le président de la FED . ''Parce que, soutient-il, dès lors qu'il est fait appel àdes contributions volontaires, les donateurs sont vigilants sur la gestion d'un tel fonds et entendent s'assurer que les ressources investies vont véritablement aux personnes qui en ont besoin''.

Pour atteindre cet objectif, les avis des participants au forum international de Genève convergent sur les critères devant présider au choix des membres du ''comité des sages'' appelé à superviser le FMS. L critère primordial de leur désignation doit être ''l'efficacité'', estiment-ils.

Ancien administrateur du PNUD, M. José Garson, actuellement directeur international de l'Institution ''Bred Gestion'', suggère que le comité des sages doit être composé de ''personnalités extérieures au système onusien'' qui soient des ''moteurs'' et aient les capacités requises pour mobiliser les ressources nécessaires au fonds et veiller à leur acheminement sur le terrain.

M. Garson a conclu que ''ce projet est promis à un bel avenir, dès lors qu'il tend à faire de la solidarité une valeur partagée à travers la planète.''

 

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