Le Fonds Mondial de Solidarité au centre d'un forum international à Genève
Le projet du Président Ben Ali constitue ''une pierre à la construction d'un édifice de paix et de solidarité dans le monde

30/01/2003-- Le Fonds Mondial de Solidarité (FMS), initié par le Président Zine El Abidine Ben Ali, a été jeudi au centre d'une manifestation internationale à Genève, organisée par la Fondation suisse Ema-Invest.

Cette manifestation était placée dans le cadre du 4è salon international de l'investissement et des partenariats, auquel participent 90 délégations et environ 500 personnalités de marque venues des divers continents. Y assistait également le représentant de Tunisieauprès des organisations de l'ONU à Genève.

Devant un parterre composé de dirigeants d'organisations régionales et internationales, d'opérateurs de divers bords et de diplomates, M. Ali Hachani, Directeur Général des organisations et conférences internationales au ministère des Affaires étrangères, a fait une communication intitulée ''Création du Fonds Mondial de Solidarité, initiative novatrice dans la lutte internationale contre la pauvreté''.

Le conférencier a fait valoir que le Fonds Mondial de Solidarité représente ''l'une des réponses les plus innovantes qui aient été apportées jusqu'ici aux défis d'augmenter les ressources financières au service du développement et en particulier les ressources destinées aux catégories les plus démunies''. il a fondé cette conviction sur un constat partage par de nombreux observateurs de par le monde, à savoir que les ressources traditionnelles de financement du développement n'atteignent pas les catégories les plus défavorisées dans les pays en développement, en raison de procédures administratives lourdes et de conditions financières, voire politiques contraignantes, alors que le fosséentre pays riches et pays pauvres ne fait que s'aggraver, comme l'a relevé à maintes reprises le Président Zine El Abidine Ben Ali.

Il a souligné que ''cette situation qui constitue en elle-même une grave atteinte aux droits de l'Homme les plus élémentaires et à la stabilité des sociétes s'est aggravée davantage du fait de l'accroissement des extrémismes de tous genres ''. Il a fait remarquer que les frustrations et la pauvreté extrême auxquelles de larges parties du monde sont exposées ne sont pas étrangères à ces dérives.

Parmi les instruments mis en oeuvre en Tunisie pour mener à bien cette politique, le conférencier a cité le Fonds de SolidaritéNationale (FSN), créé en 1992, qui a bénéficié à plus d'un million de personnes et favorisé l'intégration des ''zones d'ombre'' dans la vie économique et sociale du pays, ce qui a permis de ramener le taux de pauvreté de 7,7% en 1985 à moins de 4% de la population aujourd'hui.

Le conférencier a mis en exergue la réaction positive de la communauté internationale à la proposition du Président Ben Ali pour la création d'un Fonds Mondial de Solidarité, une proposition qui a bénéficié d'un consensus au sein ds Nations-Unies après trois années d'efforts et de sensibilisation menées par la Tunisie pour la mise sur pied de ce ''projet novateur'' dont il n'existe aucun équivalent dans le système onusien'', selon les termes de l'administrateur du PNUD, M. March Malloch Brown.

M. Hachani a, en conclusion, assuré que la Tunisie continuera de déployer des efforts diplomatiques intenses afin de franchir les étapes prévues pour rendre opérationnel le FMS. Il a appelé toutes les parties concernées à oeuvrer à l'identification des ressources de base en provenance des différents contributeurs potentiels, soulignant ''le rôle primordial'' que la société civile de par le monde se doit d'assumer à cet égard ''pour que la solidarité mondiale proclamée par le Sommet du millénaire comme valeur fondamentale du présent et de l'avenir, devienne rapidement une réalité palpable''.

Lors du débat qui s'est instauré ensuite, plusieurs intervenants ont salué ce ''projet merveilleux qui fascine'', selon les dires de M. Michel Muller, opérateur économique au Maghreb et en Afrique australe.

Pour le président de la Fondation européenne pour le développement durable des régions (FED), Claude Haegi, ancien président de la République et canton de Genève, le projet du Président Ben Ali constitue ''une pierre à la construction d'un édifice de paix et de solidarité dans le monde''. ''Nous ne pouvons que saluer, soutenir et formuler des voeux de succès pour cette initiative qui a suscité un succès diplomatique évident'', a-t-il ajouté.

Les intervenants ont formulé des propositions pratiques en vue d'assurer la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en oeuvre du FMS.

C'est ainsi que l'ancien administrateur du PNUD, José Garson, actuellement directeur international de l'institution ''Bred Gestion'', a suggéré de prendre les mesures permettant aux différents acteurs de la société civile de pouvoir proposer des projets àprendre en charge par le FMS. Il a également plaidé en faveur de la désignation des membres du ''comité des sages'' appelé à gérer le fonds qui soient à même de mobiliser les ressources nécessaires au fonds.

Quant à M. Pierre Alain Avoyer, directeur d'une organisation suisse d'investissements, il a suggéré quant à lui, la défiscalisation des contributions des donateurs au FMS.

M. Hachani a fait remarquer en réponse à ces interventions, que les propositions formulées seront prises en compte, notant que le secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a déjà demandé à la Tunisie de désigner un membre devant faire partie du ''comité des sages''. Les autres membres seront, dans un souci d'efficacité, des personnalités politiques et économiques mondiales qui sont en dehors du système onusien.

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